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17/02/2010

CA NE MARCHE PAS !

Pagaille dans les Assemblées provinciales : les députés provinciaux veulent chasser le bureaux, gouverneurs et ministres
rapporte mediacongo via M2M news

Le ministre de l'Intérieur, Célestin Mbuyu, a échangé lundi avec une délégation des députés de l'Assemblée provinciale de la province Orientale en butte à un conflit avec d'une part, son Bureau ; d'autre part, l'Exécutif provincial. A l'ordre du jour, comment atténuer la tension qui règne dans la province Orientale au sein de l'organe législatif et entre ce dernier et l'organe exécutif. C'est là une des réalités de l'apprentissage démocratique en République démocratique du Congo. Après trois ans de fonctionnement, les différentes assemblées provinciales de la RDC connaissent plusieurs difficultés d'ordre politique et logistique. Des élections contre-nature au second degré des sénateurs et des gouverneurs de province, pétitions, mauvaise gestion, détournement, changement de bureau, bagarre rangée contre l'exécutif par députés pro et anti interposés, chute de deux gouverneurs de province…Les institutions législatives provinciales ont montré face à l'opinion de quoi elles sont capables, du meilleur comme du pire.
Si toutes les Assemblées provinciales ont tenu bon lors de l'élection des Bureaux affichant leur physionomie politique, les élections au suffrage indirect qui s'en sont suivies ont dérouté bon nombre d'observateurs. Le clientélisme politique ou clanique et l'usage de l'argent ont réussi à placer à la tête de certaines provinces, des personnes qui ne reflétaient pas l'image de la majorité. Il y a eu aussi bon nombre de sénateurs qui ont été élus dans les assemblées provinciales, après qu'ils aient lamentablement échoué au suffrage direct à la députation nationale. Les assemblées provinciales ont été ainsi une porte sûre pour le retour de bien de mobutistes sur l'arène politique. Car, il a fallu pour eux de s'assurer 3 ou 4 députés provinciaux sûrs pour être déclaré élu.

La chute des gouverneurs

Célestin Cibalonza est le premier gouverneur de province élu à se faire évincer par ses propres électeurs. Moins d'une année après son élection, le gouverneur du Sud-Kivu qui avait du mal à partir avec les députés de sa province, a été démis par une motion de censure de l'assemblée. L'ancien gouverneur de la province de l'Equateur, José Makila l'a été aussi par une motion de censure de l'Assemblée provinciale de l'Equateur après qu'il soit accusé de détournement des fonds publics par l'Assemblée nationale.

Le gouverneur Trésor Kapuku a eu à échapper belle à la sentence de l'Assemblée provinciale du Kasaï occidental, après qu'il ait eu à faire face à des motions de défiance et de censure contre lui et son gouvernement. Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, se trouve aussi en face d'une motion de censure dont la légalité a été contestée à la Cour d'appel de Goma. L'organe judiciaire a donné raison au gouverneur Julien Paluku qui continue a présider aux destinées de sa province.
Le gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsai Asenga a rejeté, lundi, les accusations portées contre lui par une dizaine des députés provinciaux de l'opposition ainsi que de la majorité présidentielle. Ces derniers l'accusent, dans une motion de défiance déposée contre lui la semaine dernière à l'assemblée provinciale, de mauvaise gestion et de détournement des deniers publics. Cette motion est non fondée, a réagi Atsaï à Radio Okapi.. Pendant ce temps, il n'y a pas de plénière à l'assemblée provinciale; le président de cette institution étant parti pour Kinshasa, à l'invitation du ministre national de l'Intérieur. Or, déplore l'opposition, c'est en principe au cours de la plénière de lundi que les députés devraient procéder à l'examen, au débat et vote de cette motion.
Cette motion de défiance contre le gouverneur Atsaï a été signée par une dizaine de députés provinciaux de l'opposition ainsi que de la majorité présidentielle. Les signataires de la motion l'accusent de plusieurs griefs ; notamment la gestion opaque de la direction des recettes de la Province Orientale (DRPO), le détournement des salaires des fonctionnaires et la non-visibilité des travaux de cinq chantiers du président de la République.
Dans tous les cas évoqués, les députés provinciaux sont accusés d'être trop gourmands et exigeants vis-à-vis des gouverneurs. Ce que réfutent bon nombre de députés qui disent ne faire que leur travail d'organe de contrôle de la gestion des exécutifs provinciaux. Actuellement, trois autres crises sont en train d'être gérées par le ministre national de l'Intérieur à l'Assemblée provinciale de l'Equateur, l'Assemblée provinciale du Katanga et à celle de l'Assemblée de la province Orientale.

Equateur : les députés retirent leur confiance au bureau

Soixante-trois députés provinciaux sur les 108 que compte l'Assemblée provinciale de l'Equateur, toutes tendances confondues, ont adressé le lundi 15 février une pétition aux membres du bureau permanent de l'organe délibérant provincial. Dans ce document, les signataires affirment retirer leur confiance à l'ensemble du bureau qu'ils accusent de multiples détournements des finances de l'assemblée. Finances évaluées à près de six cents mille dollars américains. Selon le député Léon-Bruno Likoku, l'un des pétitionnaires, lui et ses collègues reprochent également au président de l'Assemblée provinciale Edmond Mondombo et à ses collaborateurs l'incapacité dans la conduite des activités de leur institution.
Des accusations que rejette en bloc le président Mondombo qui estime aussi que le retrait de la confiance au bureau permanent est une démarche contraire aux textes règlementaires qui régissent les assemblées provinciales.
En réponse, Léon-Bruno Likoku, un des députés pétitionnaires, explique que les pétitionnaires ont fait recours à cette stratégie, parce que le président de l'Assemblée provinciale refuse de convoquer des séances plénières, par peur d'être déposé.
A Lubumbashi, les bâtiments de l'assemblée provinciale toujours fermés …

L'Assemblée provinciale du Katanga reste toujours fermée et ses bâtiments interdits d'accès depuis le 28 janvier dernier à la suite de derniers incidents, sur décision du gouvernement central. En effet, le ministère national de l'Intérieur, Célestin Mbuyu, a décidé de fermer le siège de l'assemblée provinciale du Katanga pour permettre à la justice de mener son enquête sur les troubles survenus au cours d'une plénière, des troubles qui ont débouché sur le passage à tabac de quelques députés provinciaux par un groupe de jeunes non identifiés.

En Province orientale, un groupe des députés ne jure que pour le départ du bureau

Le Groupe parlementaire de réflexion pour le développement de la Province Orientale (GPRD) au sein de l'Assemblée provinciale, exige la démission immédiate du bureau de cette institution. Dans un point de presse tenu le mardi 9 février à Kisangani, le président de ce groupe parlementaire de l'opposition, a affirmé avoir déposé, une pétition dans ce sens au bureau de l'organe délibérant. Douze griefs sont mis à la charge du bureau de l'Assemblée provinciale de la Province Orientale, dont la malversation financière. Celle-ci serait, selon le groupe parlementaire, à la base de la clochardisation des députés.
Les mêmes problèmes reviennent certes au sein de la quasi-totalité des assemblées provinciales, particulièrement le retrait de confiance des députés au bureau, mais la province du Bas Congo est la seule, jusque-là, qui a connu un changement de président de l'Assemblée provinciale

14:38 Écrit par vanove dans Autres, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : orientale drcongo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook