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26/05/2010

Les minerais de la RDC s’invitent dans le projet de loi américaine sur la réglementation des marchés financiers

Les minerais de la RDC s’invitent dans le projet de loi américaine sur la réglementation des marchés financiers



Au cours de leur long effort pour passer le projet de loi réglementant le secteur financier, les sénateurs [américains] ont cité de nombreux éléments ayant été à la base de la crise du logement et de l'effondrement des marchés financiers qui ont conduit à la récession. Mais, l'exploitation des minerais en RD Congo n'était pas l'un d'eux.
Néanmoins, il se trouve que dans le projet de loi adopté par le Sénat jeudi, une disposition exige que toute société de négoce cotée [en bourse] qui utilise certains minerais doit annuellement remplir une déclaration à la « Securities and Exchange Commission »  [l’autorité en charge de régulation des marchés financiers américains] décrivant l’origine des minerais lorsqu’ils proviennent de la RD Congo ou de ses pays voisins.
Il leur est aussi demandé d’expliquer quels sont les dispositions prisent par l’entreprise afin de s'assurer que l'achat de ces minerais ne bénéficient pas aux groupes armés en Afrique ; la vente des minerais en Afrique est souvent utilisée pour financer des activités militaires.

Bien que ces prescriptions ne visent, toutefois, pas tous les minerais – mais seulement les minerais de Colombo-tantalite, cassitérite, wolframite, de l'or et les métaux qui en découlent qui sont largement utilisés dans la fabrication de téléphones cellulaires, ordinateurs portables, lecteurs MP3, appareils photo numériques et toutes sortes d'autres produits électroniques –, la réglementation pourrait, néanmoins, affecter des centaines d'entreprises.
La Wolframite, par exemple, est une source de tungstène qui est utilisée dans des circuits intégrés, les ampoules et les écrans d'ordinateurs et de télévision.
La mesure incite toute entreprise utilisant ces minerais comme éléments de base dans ses produits de remplir les formulaires et de décrire les mesures prises pour veiller à ce que ses acquisitions de minerais ne bénéficient pas à des groupes armés en Afrique.

Les représentants du Sénat avaient promis que le projet de loi sur la règlementation des marchés financiers ne serait pas alourdi par des amendements favorisant des projets tenant certains législateurs à cœur. Mais l'amendement minier sur la RDC a été un projet du sénateur républicain du Kansas, M. Sam Brownback, pendant des années et fut approuvé par un vote oral.  
M. Brownback – qui a bataillé ferme sur la nécessité d'exclure les concessionnaires automobiles des dispositions que leur imposaient la législation pour plutôt une nouvelle agence de protection financière des consommateurs – s'est dit " confiant sur cet amendement qui apportera la responsabilisation et la transparence de la chaîne d'approvisionnement des minerais utilisés dans la fabrication de nombreux appareils électroniques, sans imposer un fardeau disproportionné sur les sociétés cotées en bourse. "

Source: New-York Times
http://www.nytimes.com/2010/05/22/business/22congo.html?s...
Par EDWARD WYATT
Traduit de l'anglais par KD /m2m news

11:36 Écrit par vanove | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : v, n | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/05/2010

Nation

Hier au Grand Hôtel Kinshasa : Ouverture du Forum d’affaires russo-congolais

 



Après Moscou en avril 2009, il se tient depuis hier, au Grand Hôtel Kinshasa, la 2ème édition du Forum d’affaires russo-congolais. Ses travaux ont été ouverts par le Vice-Premier ministre A. Lumanu ; et ce, au nom du Premier ministre A. Muzito empêché. Placé sous le thème : ‘’Coopération d’investissements, nouveaux horizons’’, ce Forum met autour d’une même table les opérateurs économiques des deux pays. Finalité : signature, ce mardi 25 mai, d’un protocole d’accord entre la Chambre de commerce russe et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC).

La journée du lundi 24 mai a été essentiellement consacrée aux allocutions, en rapport avec la séance d’ouverture. La première, celle de M. Albert Yuma, Président de la FEC, a été focalisée sur l’invitation à venir investir en Rd Congo : « c’est le moment d’investir en Rdc (…) », a-t-il insisté. Pourquoi ce Forum ? Le Forum dont question est, en réalité, un moment privilégié d’échanges commerciaux en vue de l’épanouissement mutuel et un cadre de consolidation de partenariat entre les deux Etats et les hommes d’affaires Russes et Congolais. Poursuivant son intervention, M. Yuma a loué les prouesses du gouvernement congolais en vue de l’amélioration du climat des affaires ; l’adhésion à l’OHADA ; le point d’achèvement qui sera bientôt atteint ; la détermination à éviter des endettements non productifs ; ainsi que diverses autres réformes engagées dans le sens d’allégement, soucieux de maintenir le dynamique de croissance.

Avant de clore son propos, le président de la FEC a invité ses pairs à se munir des projets concrets pour un partenariat réussi. Autres interventions La deuxième intervention a été celle de M.V Slipenchuck, Président du Groupe Metropol. Il sied, de prime abord, de préciser que c’est grâce à ce Groupe que l’organisation de ces assises a été rendue possible. Fort de son expérience de 15 ans dans 10 pays du monde dont la Rdc (seul pays africain pour le moment), le numéro 1 du Groupe Metropol a, quant à lui, reconnu que l’histoire de son pays est similaire à celle de la Rdc ; de quoi contribuer efficacement à ces échanges. Notons que le Groupe Metropol compte au moins 200 compagnies, axées totalement sur le volet banque et le volet investissements. « Moscou a de l’intérêt pour l’Afrique ». C’est en ces termes que l’Ambassadeur de la Fédération de Russie près la Rdc a renchéri, précisant que son pays a toujours été pour des accords concrets en Afrique. C’est le cas entre autres de l’octroie dernièrement de 10 millions de dollars Us. Mais, déplore A. Klimenko, si au niveau politique les relations bilatérales sont plus que satisfaisantes, l’aspect économique est en retard. D’où la nécessité de créer une Chambre de commerce russe en Rdc. Ce n’est donc pas pour rien que ce Forum est organisé dans la capitale congolaise.

Ouverture proprement dite

La dernière allocution a été celle du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Adolphe Lumanu qui représentait le Premier ministre Adolphe Muzito. Objectif : ouverture solennelle dudit Forum. Après les délégations des hommes d’affaires chinois, français, turcs, burundais et tant d’autres, le représentant du Premier ministre a exprimé sa joie d’accueillir la délégation russe. De même sa fierté de patronner ce Forum d’affaires russo-congolais, rappelant que la Rdc est en train de réussir un pari : celui de se développer et de redorer son image de marque, au moyen des ‘’Cinq chantiers’’. Prônant une diplomatie d’ouverture, le gouvernement congolais se dit convaincu de l’aboutissement heureux des échanges entamés entre les deux Etats. C’est sans nul doute avec l’implication de Son Excellence Kabaku, ambassadeur de la Rdc en Russie.

Avec une population estimée à 65 millions d’habitants, 9 pays limitrophes, l’ouverture sur l’Océan Atlantique, un potentiel hydroélectrique hors commun, un énorme potentiel minier et hydrocarbures,…’’C’est l’un des poumons du monde …, a loué Adolphe Lumanu. Tout en croyant en un avenir commun plus radieux, le Vice-Premier ministre a a appelé les chefs d’entreprises à s’engager davantage ; spécialement aux congolais, tant ils connaissent mieux les rouages de notre économie, à accompagner, dans des relations d’affaires fructueuses, et plus dynamiques entre nos deux Etats. Notons que les lampions s’éteindront cet après midi, après signature d’un protocole d’accord entre la Chambre de commerce russe et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC).

7 sur 7/M2M

12:28 Écrit par vanove | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : v, n | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

LES FEMMES DU SUD KIVU DISENT STOP VIOL

 

LES INSPECTEURS   S’IMPLIQUENT  CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES DANS LES ECOLES 

                Le combat contre  les violences sexuelles  réclame les efforts de tous. Les inspecteurs de l’enseignement primaire et secondaire de Bukavu l’ont compris au cours d’une journée  d’échange qui s’est déroulée  ce samedi 22 mai. 2010 au restaurant Miss Malaika en commune d’Ibanda. 

                L’objectif assigné à ce séminaire d’un jour est de  leur montrer l’ampleur des cas  des violences sexuelles perpétrées contre  les femmes. Dans  une certaine mesure, les hommes dont les auteurs sont en grande partie les groupes armés. 

Face à ce défi, la division provinciale du genre, famille et enfants se dit déterminée à mobiliser  cette catégorie des personnes  en vue de lutter avec  énergie contre ce fléau. 

Pour Madame Jacqueline NGENGELE, l’inspecteur doit jouer le rôle de l’œil et de l’oreille  du pouvoir publique qui s’en va en guerre contre  les pratiques illégales que subit la femme du jour le jour. Elle a cité comme exemple : le harcèlement sexuel, le phénomène de notes sexuellement transmissibles et ainsi de suite. 

Madame la chef de division famille femme et enfants  invite ces inspecteurs à ne pas garder dans les tiroirs  les acquis de  ce séminaires mais plutôt  de les restituer dans  leurs écoles  respectives. 

ONYENGO/M2M  BUKAVU

 

A la Une : semaine décisive pour le Niger

Comme le souligne le site de l’hebdomadaire Les Afriques, « le Conseil suprême pour la Restauration de la Démocratie, le CSRD, va jouer gros à Bruxelles. Le Premier ministre Mahamadou Danda conduit une délégation d’une trentaine de membres pour essayer d’arracher à l’Union européenne la reprise de sa coopération. (…) L’UE qui appréciera, poursuit Les Afriques, le respect des engagements de la junte à restaurer au plus vite l’ordre constitutionnel pour pouvoir prétendre à la reprise de la coopération, plus de 470 millions d'euros du 10e Fond européen de développement. Des crédits qui avaient été suspendus pour sanctionner Tandja. (…) Après Bruxelles, précise l’hebdomadaire, la délégation se rendra jeudi en France pour y rencontrer les autorités politiques françaises puis la diaspora nigérienne. »

Les Afriques rappelle enfin que « le chef de l'Etat, le Général de Corps d’Armée Salou Djibo, a accepté l’invitation au Sommet France-Afrique que lui a fait parvenir le président Nicolas Sarkozy par son Monsieur Afrique, André Parant, qui s’est rendu récemment à cet effet au Niger. »

« Vent d’espoir sur le Ténéré »


Pour L’Observateur au Burkina Faso, on assiste là à une véritable « renaissance démocratique » du Niger. « Quelque trois mois seulement après sa prise fracassante du pouvoir, le CSRD, qui aura mis Mamadou Tandja et les chantres du Tazartché hors d’état de nuire, commence à récolter des lauriers, ramenant dans les rangs ceux qui, depuis le 18 février donc, n’accordaient point foi à son évangile. »
En effet, poursuit le quotidien ouagalais, « les justiciers de Niamey l’ont promis, et le clament sur tous les toits, d’ici la commémoration du premier anniversaire de leur accession au pouvoir, ils restitueront le trône à un régime civil démocratiquement élu. Et à quelque neuf mois de cette échéance, l’observateur de la scène nigérienne n’a que d’éloges pour ces jeunes Turcs qui viennent ainsi de donner à leurs compatriotes des raisons d’espérer (…). Un vent d’espoir souffle sur le Ténéré, qui se veut un nouveau laboratoire de la démocratie dans la sous-région ouest-africaine (…) », conclut L’Observateur.

« Des réformes innovantes sur fond de famine », constate pour sa part
Le Pays, toujours au Burkina. « L’acharnement des nouvelles autorités se comprend d’autant que le pays a aujourd’hui fort à faire pour éradiquer la faim qui tenaille ses populations, explique le journal. (…) Si la junte tient au succès du processus en cours, il lui faudra accorder aux problèmes de survie la priorité qui convient. D’où la nécessité de doter ce pays de dirigeants crédibles et responsables. On le voit, constate Le Pays, entre la soif du pouvoir des acteurs politiques et la faim qui prend au collet des populations contraintes à l’exil, la junte s’active et multiplie les réformes. Il lui faut mettre les bouchées doubles pour ne pas décevoir les attentes de ceux qui, il y a peu, applaudissaient sa prise du pouvoir. »

Le site d’information
Fasozine se penche également sur ce problème récurrent de la famine au Niger : « triste sort, écrit-il, que celui des populations de Maradi qui sont contraintes d’aller voir ailleurs, notamment au Nigeria voisin où elles espèrent échapper à une mort certaine. Elles ont longtemps attendu de l’aide pour survivre, mais le gouvernement n’avait visiblement pas grand-chose à leur offrir. (…) Pendant que l’intelligentsia militaro-politique s’attèle à doter le Niger d’une nouvelle constitution, rien ne pointe réellement à l’horizon pour briser le spectre de la faim, estime Fasozine. Quand on sait qu’un peuple qui a faim n’est pas un peuple libre, il y a lieu de se demander quelle valeur aura cette loi fondamentale pour les milliers de Nigériens qui prennent le chemin de l’exil (…). »

Cannes : honneur à l’Afrique


Le palmarès du Festival de Cannes, avec une récompense hier soir pour le cinéma africain : «L’Homme qui crie», du tchadien Mahamet-Saleh Haroun a obtenu le Prix du Jury. Ce film était le premier d'Afrique noire à figurer en compétition depuis 14 ans, il porte sur la guerre civile au Tchad. Et il sortira en France le 22 septembre. Pas encore de commentaires dans la presse du continent.

Lors de sa projection devant le jury, Le Figaro s’était plutôt montré circonspect, parlant d’un film « décevant et trop brouillon ». Libération n’est pas du même avis, même s’il reconnaît que « le jury n’est pas allé vers le cinéma spectaculaire mais à un film méditatif et mutique. (…) On est ravi, s’exclame Libération, que L’Homme qui crie ait remporté le prix du jury. Premier film africain depuis une éternité, ce drame, sur un père qui vend son fils à l’armée, vient d’un pays où il n’y a plus grand-chose mais qui, aux dires de son réalisateur, a été fait «comme on prépare des petits plats mijotés pour les gens qu’on aime». » Enfin, pour Le Parisien, « traitée très sobrement, cette histoire pleine d’humanité se révèle assez prévisible. Reste la joie de découvrir un film tchadien quand le cinéma africain se fait si rare. »

SAKHO M2M /SENEGAL

 

 

 

 

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